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PopFunk-Pop🎵 Morceau
Retour vers le futur : 17 juin 2026
Level 42 - Heaven In My Hands (7" Version)

Heaven In My Hands (7" Version)/ 1998

Level 42

Extrait 30s

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À propos

Level 42 émerge en 1979 sur l'île de Wight, portée par les frères Gould, Mark au chant et à la basse, et Boon à la guitare, rejoints par Mike Lindup aux claviers et Phil Gould à la batterie. Leur son, fusion audacieuse de funk, de jazz-fusion et de pop mélodique, les distingue rapidement dans le paysage musical britannique des années 80. Influencés par des géants comme Return to Forever, Earth, Wind & Fire ou encore Stevie Wonder, ils développent un style sophistiqué, mêlant grooves complexes et harmonies vocales envoûtantes. Leur percée internationale survient avec l'album *World Machine* en 1985, porté par des tubes comme *Something About You* et *Lessons in Love*, qui les propulse en tête des charts. Malgré des tensions internes et des changements de line-up, le groupe maintient une production régulière, explorant des thèmes introspectifs et des arrangements toujours plus élaborés. Leur collaboration avec le producteur Wally Badarou, véritable cinquième membre officieux, marque profondément leur identité sonore, apportant une touche exotique et atmosphérique à leurs compositions. Level 42 incarne l'âge d'or du funk-pop britannique, un pont entre la sophistication du jazz et l'accessibilité de la pop, tout en restant ancré dans une culture club underground. Leur héritage réside dans leur capacité à transcender les genres, influençant des artistes aussi variés que Jamiroquai, Incognito ou même des formations plus récentes comme Vulfpeck.

Sorti en 1988, *Heaven In My Hands* est extrait de l'album *Staring at the Sun*, une période charnière pour Level 42 marquée par une quête de maturité artistique et une volonté de s'éloigner des attentes commerciales. Le morceau incarne cette transition, avec des arrangements plus épurés et une mélancolie sous-jacente, reflétant les tensions internes du groupe et le départ du batteur Phil Gould. La version 7" se distingue par son intro minimaliste, dominée par une basse fretless hypnotique et des nappes de synthétiseurs cristallins, typiques du son « sophisti-pop » de la fin des années 80. Bien que moins immédiat que leurs précédents tubes, le titre est salué par la critique pour son équilibre entre profondeur lyrique et accessibilité, devenant un favori des fans. Commercialement, il performe modestement, atteignant le Top 20 au Royaume-Uni, mais son influence se mesure davantage dans la manière dont il préfigure les explorations sonores plus expérimentales du groupe dans les années 90. Aujourd'hui, *Heaven In My Hands* est souvent cité comme un exemple de la capacité de Level 42 à évoluer sans renier son ADN funk et jazzy.

La genèse de *Heaven In My Hands* est intimement liée aux tensions au sein du groupe, notamment entre Mark King et Phil Gould, dont les divergences artistiques et personnelles atteignent leur paroxysme durant l'enregistrement de *Staring at the Sun*. La basse fretless, signature du morceau, est jouée par Mark King avec une précision chirurgicale, mais aussi une émotion brute, reflétant son état d'esprit tourmenté à l'époque. Wally Badarou, producteur et claviériste, a révélé dans une interview que l'intro du morceau a été enregistrée en une seule prise, capturant une alchimie spontanée entre les musiciens. Les paroles, écrites par Mark King, évoquent une relation amoureuse toxique, une métaphore transparente des dynamiques internes du groupe, bien que cela n'ait jamais été confirmé officiellement. Le clip vidéo, tourné dans un style épuré et cinématographique, met en scène les membres du groupe dans des décors désolés, renforçant l'atmosphère mélancolique du morceau. Lors des sessions, Mike Lindup a improvisé une partie de piano qui n'a finalement pas été retenue, mais qui a inspiré plus tard la mélodie d'un autre titre de l'album, *Tracie*. *Heaven In My Hands* a failli ne jamais voir le jour sous cette forme : une première version, plus orientée dance, avait été enregistrée, mais rejetée par le groupe qui la jugeait trop éloignée de leur identité. Le titre a été joué en live pour la première fois lors d'un concert secret à Londres en 1988, où le public, majoritairement composé de fans de la première heure, a immédiatement reconnu son potentiel. Phil Gould, qui quittera le groupe peu après, a déclaré dans une rare interview que ce morceau était l'un de ses préférés, malgré les conflits qui ont entouré sa création. Aujourd'hui, *Heaven In My Hands* est souvent repris par des artistes contemporains, comme le bassiste Marcus Miller, qui en a fait une version instrumentale lors de ses tournées, soulignant son influence durable sur plusieurs générations de musiciens.

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