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JazzHard Bop💿 Album
Retour vers le futur : 29 mai 2026
Art Blakey - One For All

One For All/ 2023

Art Blakey

Extrait 30s

Écouter sur

Titres de l'album - 14 titres

  1. 1.Here We Go0:28
  2. 2.One For All (And All For One)6:40
  3. 3.Theme For Penny6:30
  4. 4.You've Changed7:13
  5. 5.Accidentally Yours5:10
  6. 6.My Little Brown Book2:43
  7. 7.Blame It On My Youth1:45
  8. 8.It Could Happen To You3:53
  9. 9.Green Is Mean5:25
  10. 10.I'll Wait And Pray7:32
  11. 11.Logarhythms2:26
  12. 12.Bunyip6:38
  13. 13.Polkadots And Moonbeams4:21
  14. 14.Nica's Tempo6:27
À propos

Art Blakey, né Abdullah Ibn Buhaina, fut l'une des figures les plus influentes et énergiques de l'histoire du jazz, un batteur dont le style puissant et l'engagement indéfectible ont façonné des générations de musiciens. Originaire de Pittsburgh, sa carrière musicale débute au piano, mais un coup du destin le pousse derrière les fûts, où son talent percussif trouve sa véritable vocation. Après des passages marquants chez Fletcher Henderson et Billy Eckstine, Blakey forge sa réputation dans le New York effervescent des années 40, en pleine éclosion du bebop. C'est en 1955 qu'il co-fonde les Jazz Messengers, un collectif qui deviendra une véritable institution, un laboratoire musical où se sont révélés certains des plus grands noms du jazz moderne. Son style de batterie, reconnaissable entre mille par sa puissance, ses roulements explosifs et son sens inné du swing, était la force motrice et le cœur battant de chaque performance. Plus qu'un simple chef d'orchestre, Blakey était un mentor bienveillant, un découvreur de talents, dont l'influence s'étend sur des légendes comme Wayne Shorter, Freddie Hubbard, Wynton Marsalis et Branford Marsalis. Les Messengers, sous sa houlette, ont produit une discographie monumentale, des classiques du hard bop qui continuent d'inspirer par leur vitalité et leur sophistication. Son héritage perdure non seulement à travers sa musique intemporelle, mais aussi par l'esprit de transmission et d'innovation qu'il a insufflé à l'ensemble de la communauté jazz.

"One For All", sorti en 1990, représente un chapitre poignant et emblématique dans la discographie déjà légendaire d'Art Blakey, marquant l'une de ses dernières contributions majeures au jazz. Enregistré à une époque où le jazz traversait une nouvelle phase de renouvellement et de dialogue entre tradition et modernité, l'album incarne parfaitement l'esprit intemporel du hard bop. L'album se caractérise par des compositions vigoureuses, des solos inspirés et une cohésion d'ensemble typique des Jazz Messengers, avec ce mélange inimitable de fougue et de mélodie. Il s'inscrit comme un témoignage vibrant de la persévérance artistique de Blakey, qui, même à la fin de sa vie, continuait à propulser de jeunes talents sur le devant de la scène. Accueilli chaleureusement par la critique, "One For All" fut salué comme une preuve supplémentaire de la vitalité inépuisable du batteur et de son flair pour dénicher l'excellence. Bien que n'ayant pas eu l'impact commercial de certains de ses classiques des années 50 et 60, il a solidifié sa réputation de passeur et de garant de l'authenticité du jazz.

"One For All" est particulièrement touchant car il s'agit du dernier enregistrement studio d'Art Blakey avec les Jazz Messengers avant son décès en octobre 1990. L'album a été enregistré en avril 1990, quelques mois seulement avant qu'il ne succombe à un cancer du poumon, conférant à chaque note une résonance particulière. Fidèle à sa tradition, Blakey y présente une nouvelle génération de musiciens prodigieux, dont le saxophoniste Dale Barlow, le trompettiste Brian Lynch et le pianiste Geoff Keezer. Ceci illustre parfaitement son rôle de "professeur", lui qui disait que son rôle était de trouver les jeunes musiciens et de leur donner une chance de jouer. Le titre "One For All" lui-même peut être interprété comme un hommage à l'esprit collectif des Jazz Messengers, où chaque membre contribuait à l'ensemble. La pochette de l'album, avec une photo emblématique de Blakey souriant derrière sa batterie, est devenue un symbole de son énergie indomptable jusqu'à la fin. Les sessions d'enregistrement furent intenses, Blakey, malgré sa santé déclinante, dirigeant le groupe avec sa ferveur habituelle, insufflant son éternel swing. Le morceau "One For All" est une composition de Brian Lynch, le trompettiste, montrant que même en fin de carrière, Blakey laissait les jeunes Messengers composer et briller. Cet album est souvent cité par les fans et les musiciens comme un testament émouvant à la philosophie de Blakey : toujours regarder vers l'avenir tout en honorant les racines du jazz. Il a été enregistré aux Studio Sound Ideas à New York, un lieu qui a vu passer de nombreux talents.