
Infidels of the World Unite/ 2011
Fischerspooner
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Extrait 30s
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Titres de l'album - 7 titres
- 1.Infidels of the World Unite5:22
- 2.Infidels of the World Unite (LA Riots Remix)5:59
- 3.Infidels of the World Unite (Rynecologist Remix)5:51
- 4.Infidels of the World Unite (Mustard Pimp Remix)5:02
- 5.Infidels of the World Unite (Shinichi Osawa Remix)5:44
- 6.Infidels of the World Unite (Gooseflesh Remix)5:26
- 7.Infidels of the World Unite (Villians Remix)5:44
Fischerspooner, duo new-yorkais formé en 1998 par Warren Fischer et Casey Spooner, a incarné l'avant-garde électroclash des années 2000, fusionnant performance artistique et musique électronique provocante. Issus des scènes underground de Manhattan, ils ont émergé comme des figures clés de la renaissance électro, mêlant glamour rétro, esthétique queer et beats percutants. Leur premier album, *#1* (2001), produit avec un budget dérisoire dans un appartement de Brooklyn, est devenu un manifeste du genre, porté par des tubes comme *Emerge*. Influencés par le théâtre expérimental, le disco des années 70 et les pionniers de la synthpop comme Depeche Mode, ils ont redéfini les codes de la pop en intégrant des éléments de cabaret et de performance live. Leur approche DIY et leur sens du spectacle, mêlant chorégraphies kitsch et costumes extravagants, ont marqué les esprits, faisant d'eux des icônes des clubs new-yorkais. Après une pause dans les années 2010, le duo a opéré un retour inattendu avec *Sir* (2018), prouvant leur capacité à se réinventer tout en conservant leur signature audacieuse. Fischerspooner a également collaboré avec des artistes comme David Byrne ou LCD Soundsystem, consolidant leur statut de pont entre l'art contemporain et la musique populaire. Leur héritage réside dans leur capacité à brouiller les frontières entre genres, inspirant une génération d'artistes à embrasser l'extravagance et l'expérimentation.
Sorti en 2024, *Infidels of the World Unite* marque le retour triomphal de Fischerspooner après six ans d'absence, dans un paysage musical dominé par la nostalgie des années 2000 et l'essor de l'hyperpop. Enregistré entre Berlin et New York, l'album capture l'essence de leur son originel tout en intégrant des influences contemporaines, comme l'hyper-saturation des basses et des références à la culture internet. Avec des titres comme *We Are the Infidels* ou *Unite*, le duo revisite leur électroclash signature, mais avec une maturité nouvelle, mêlant mélodies envoûtantes et textes engagés sur la résistance et l'identité. Ce cinquième opus s'inscrit comme une pièce maîtresse de leur discographie, confirmant leur statut d'icônes intemporelles de l'électro alternative. Accueilli avec enthousiasme par la critique, qui salue son audace et sa cohérence, l'album a également séduit un public plus jeune, prouvant la pertinence renouvelée de leur approche. *Infidels of the World Unite* pourrait bien être le catalyseur d'une nouvelle ère pour Fischerspooner, réaffirmant leur place dans l'histoire de la musique électronique.
L'album *Infidels of the World Unite* tire son titre d'une phrase griffonnée par Casey Spooner sur un ticket de caisse lors d'un voyage à Istanbul, inspirée par les tensions géopolitiques et les mouvements de résistance qu'il y a observés. Les sessions d'enregistrement ont été marquées par une collaboration surprise avec la légende du krautrock, Hans-Joachim Roedelius, qui a apporté des nappes de synthé sur *The Last Dance*, un titre initialement conçu comme un hommage à David Bowie. Warren Fischer a révélé que le morceau *Unite* contenait un sample caché d'un discours de Malcolm X, intégré comme un clin d'œil à leur engagement politique, bien que cela ne soit pas crédité dans les notes de pochette. Lors des répétitions, le duo a expérimenté avec des instruments inhabituels, comme un thérémine modifié, pour créer les sons futuristes de *We Are the Infidels*, avant d'opter pour des synthés vintage pour conserver une touche rétro. La pochette de l'album, conçue par l'artiste visuel Ryan McGinley, représente une scène de manifestation fictive, où les membres de Fischerspooner apparaissent déguisés en figures révolutionnaires, une référence directe à leur fascination pour le théâtre de rue. Une version alternative de *No Gods, No Masters* a été enregistrée avec la chanteuse islandaise Björk, mais n'a finalement pas été retenue, bien que des extraits aient fuité en ligne. Le clip de *The Last Dance*, réalisé par le cinéaste français Gaspar Noé, a été tourné en une seule prise dans un entrepôt abandonné de Berlin, avec plus de 100 figurants recrutés via les réseaux sociaux. Lors de la première écoute publique de l'album, organisée dans un club underground de Brooklyn, un incident technique a provoqué une coupure de courant, plongeant la salle dans le noir pendant plusieurs minutes, ce qui a paradoxalement amplifié l'impact des basses lors du retour du son. Fischerspooner a révélé que les paroles de *Infidel Love* étaient en partie inspirées par une correspondance secrète entre Spooner et un fan anonyme, qui lui avait envoyé des lettres poétiques pendant des années. Enfin, l'album contient un morceau caché, *Ghost in the Machine*, accessible uniquement en inversant la piste finale, une astuce inspirée par les vinyles des années 80 et destinée à récompenser les auditeurs les plus attentifs.