⏳ Retour vers le futur : 1 novembre 2026
Ce jour-là, on écoutait du Melodic Techno.

Age of Love (feat. Jules Buckley) (Edit)/ 2022
Extrait 30s
Artbat, duo ukrainien composé d'Anastasia Dedyk et de Maksym Hradovoy, est né en 2015 dans un contexte artistique bouillonnant où la musique électronique ukrainienne émergeait comme une force majeure en Europe de l'Est. Leur rencontre s'est faite lors d'un festival à Kiev, où chacun portait en lui une passion dévorante pour les synthétiseurs analogiques et les basses pulsatives qui définissent leur son. Avant de former Artbat, Anastasia était pianiste classique et Maksym composait des bandes originales pour des courts-métrages, une formation qui explique leur approche à la fois mélodique et rythmique. Leur percée internationale a eu lieu en 2017 avec le titre 'Phobos', qui a rapidement été repéré par des labels comme Afterlife et Anjunadeep, devenant un hymne des scènes techno underground. Leur style, à la fois sobre et hypnotique, puise dans les fonds sonores de la techno des années 90 tout en intégrant des harmonies contemporaines, inspirées par des artistes comme Underworld ou Tale of Us. Leur discographie, riche de remixes et de productions originales, a été saluée pour son équilibre entre émotion et énergie brute, notamment sur des albums tels que 'Circadian' en 2020. Artbat s'est imposé comme un pont entre les scènes underground et les festivals grand public, jouant dans des lieux mythiques comme Berghain ou Hï Ibiza. Leur influence s'étend bien au-delà de la musique, incarnant une nouvelle génération d'artistes électroniques capables de transcender les frontières culturelles et géographiques.
Age of Love (feat. Jules Buckley) (Edit) est sorti en 2021, s'inscrivant dans une période où la techno mélodique dominait les playlists des plateformes et des festivals, avec un public avide de morceaux à la fois dansants et introspectifs. Ce titre, revisité en version éditée, incarne parfaitement l'évolution du duo vers des mélodies plus accessibles tout en conservant leur signature sonore, marquée par des nappes synthétiques enveloppantes et des beats puissants. Dans leur discographie, il se distingue par sa collaboration avec Jules Buckley, chef d'orchestre renommé, qui apporte une dimension orchestrale inédite à la production électronique du duo. L'accueil critique a été enthousiaste, saluant cette fusion entre techno et arrangements symphoniques, un mélange rare qui a élargi leur audience vers des amateurs de musique classique et contemporaine. Commercialement, le morceau a confirmé le statut d'Artbat comme des artistes capables de marquer les esprits avec des titres à la fois underground et grand public. Il a également servi de catalyseur pour des performances live futuristes, où les arrangements orchestraux étaient réinterprétés en direct.
Le morceau Age of Love est né d'une session d'enregistrement improvisée à Londres, où Artbat avait été invité à collaborer avec Jules Buckley, dont le travail sur des réorchestrations de morceaux électroniques comme ceux de Daft Punk avait attiré leur attention. Les trois artistes se sont retrouvés dans un studio modeste de la banlieue londonienne, où Buckley avait déjà préparé des partitions pour cordes et cuivres, espérant donner une nouvelle dimension à leurs productions. Ce qui devait être une simple expérimentation s'est transformé en une session de six heures, où chaque instrument a été enregistré en direct avant d'être intégré à la structure électronique, créant une alchimie sonore inédite. Une anecdote savoureuse raconte que lors de l'enregistrement des cordes, le violoniste principal, impressionné par la complexité des parties électroniques, a demandé si les musiciens pouvaient écouter la piste avant de jouer, une première dans sa carrière. Le titre fait référence à l'album Age of Love de Pete Namlook et Dr. Atmo, sorti en 1993, un classique de la ambient techno, une inspiration que le duo a reconnue publiquement en clin d'œil à la scène électronique des années 90. Le mix final a été réalisé dans le studio de Richie Hawtin à Berlin, où Artbat avait été convié pour travailler sur une autre production, prouvant leur capacité à s'entourer des plus grands. Lors de la sortie du titre, Jules Buckley a partagé sur les réseaux sociaux une vidéo des coulisses, montrant les musiciens échangeant des regards amusés face aux écrans des DAW, révélant une dynamique de création aussi décontractée que professionnelle. Le morceau a rapidement été adopté par des DJs prestigieux comme Charlotte de Witte et Tale of Us, qui l'ont intégré dans leurs sets, propulsant Artbat vers une nouvelle dimension internationale. Une version live du titre, jouée avec un orchestre complet, a été filmée au festival DGTL à Amsterdam en 2022, devenant virale pour son côté épique et inattendu. Enfin, le nom du duo, Artbat, est un hommage secret à l'artiste russe Anatoly Zverev, dont les œuvres abstraites ont inspiré leur approche visuelle et sonore, un détail peu connu même de leurs fans les plus fidèles.