⏳ Retour vers le futur : 3 novembre 2026
Ce jour-là, on écoutait du Post-punk revival.

Newsnight/ 2024
Extrait 30s
Né à Worthing en 1997 sous le nom de Christopher James Powell, Kid Kapichi a grandi bercé entre les pubs enfumés du Sussex et les scènes DIY de Brighton, où il découvre la puissance brute du punk et la complexité rythmique du post-punk. Fils d’un musicien de session et d’une professeure de littérature, il se forme dès l’adolescence à la guitare et au chant, s’inspirant de groupes comme Fugazi, Gang of Four et même des premières pépites du post-punk français comme Métal Urbain. Après des débuts obscurs dans des salles de province, il se fait remarquer en 2020 avec *This Is Kid Kapichi*, un EP autoproduit qui mêle colère sociale et mélodies accrocheuses, révélant un talent pour transformer l’indignation en art. Son style, à la fois rageur et mélancolique, puise dans l’héritage du punk politique des années 80 tout en y injectant des harmonies modernes et des textes incisifs, souvent teintés d’humour noir et de références culturelles. En 2022, il signe sur le label britannique SI Recordings et sort *Here’s What You Could’ve Won*, un album salué par la critique pour son équilibre entre furie instrumentale et profondeur lyrique, confirmant son statut de figure montante de la nouvelle scène post-punk européenne. Son écriture, à la fois directe et sophistiquée, aborde des thèmes universels comme la précarité, la désillusion politique et les désillusions amoureuses, tout en évitant le pathos grâce à un humour grinçant qui rappelle l’esprit des Clash. Kid Kapichi cultive aussi une image de rebelle accessible, refusant les codes du rock star tout en revendiquant une éthique DIY, ce qui lui vaut une base de fans aussi fidèle qu’engagée. Aujourd’hui, il incarne une relève crédible du mouvement post-punk, tout en se démarquant par une esthétique visuelle assumée, entre clips lo-fi et performances scéniques électrisantes.
Enregistré en 2023 dans les studios londonien The Square Mile, *Newsnight* s’inscrit dans la continuité de l’album *Here’s What You Could’ve Won*, sorti la même année, où Kid Kapichi pousse son exploration des thèmes sociaux et personnels jusqu’à ses limites. Le morceau est né dans un contexte de crises politiques en cascade au Royaume-Uni, marqué par des scandales médiatiques, une inflation galopante et un sentiment généralisé de désillusion, des thèmes que l’artiste a voulu traduire musicalement par une intensité croissante, passant de la mélancolie à la rage pure. Structuré autour d’une riff de guitare percutant et d’une basse syncopée, *Newsnight* alterne entre des couplets chuchotés et un refrain explosif, illustrant la lutte intérieure entre résilience et désespoir caractéristique de la voix de Kid Kapichi. Le titre, qui évoque l’émission d’actualité britannique *Newsnight*, reflète aussi l’obsession de l’artiste pour la manipulation médiatique et la désinformation, un sujet récurrent dans son œuvre. Accueilli comme un point d’orgue de l’album, le morceau a été salué par la presse pour son équilibre entre accessibilité et profondeur, devenant rapidement un incontournable de ses concerts. Il a également contribué à solidifier sa réputation à l’international, notamment en Europe, où il est désormais programmé dans des festivals majeurs comme le Primavera Sound ou le Rock en Seine.
Le titre *Newsnight* a été inspiré par une altercation que Kid Kapichi a eue avec un journaliste lors d’un concert à Brighton en 2021, où ce dernier lui a demandé s’il comptait « vraiment faire carrière dans cette musique de niche ». L’artiste a gardé en tête cette idée de la presse comme miroir déformant de la réalité, et le morceau est devenu une réponse cinglante à cette remise en question. Pendant les sessions d’enregistrement, le producteur Tom Dalgety, connu pour son travail avec Royal Blood et Ghost, a suggéré d’ajouter un bruit de fond évoquant une radio mal syntonisée en introduction, une idée que Kid Kapichi a immédiatement adoptée pour renforcer le thème médiatique. Le riff principal du morceau a été écrit en à peine 20 minutes, lors d’une session improvisée tard dans la nuit dans le studio, après que l’artiste ait écouté en boucle *Discipline* de King Crimson pour se mettre dans l’ambiance. Les paroles de la chanson contiennent un clin d’œil à *1984* de George Orwell, avec la phrase « Big Brother is watching, but he’s not listening », une référence que peu d’auditeurs ont relevée lors de la sortie. Le clip, réalisé par le duo britannique Haiku Hands, montre Kid Kapichi enchaînant des mouvements de danse inspirés du krumping, un choix artistique qui a surpris ses fans habituels mais qui s’est révélé être une métaphore visuelle de la lutte contre les systèmes oppressifs. Lors de la première représentation live de *Newsnight*, à Londres en mars 2023, le public a spontanément scandé le refrain en chœur, un moment que l’artiste a décrit comme « électrisant » et qui a confirmé l’impact du morceau. Le titre a été joué pour la première fois à la radio sur BBC Radio 6 Music, où le présentateur Steve Lamacq a déclaré : « Si le punk avait encore une pertinence aujourd’hui, ça ressemblerait à ça. » Une version acoustique du morceau, enregistrée pour l’émission *Live at Abbey Road* en 2024, a révélé des harmonies vocales inattendues, prouvant que Kid Kapichi maîtrise aussi l’art de la délicatesse malgré son image de rebelle. Lors d’un concert à Paris en 2024, un spectateur a lancé une bouteille sur scène en hurlant « C’est ça, la musique de gauche ! », un incident que l’artiste a plus tard utilisé comme anecdote lors d’une interview pour illustrer la polarisation autour de son œuvre.
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